Kinshasa, République démocratique du Congo – La capitale congolaise a récemment accueilli une conférence internationale dédiée aux thèmes de la vérité et de la mémoire, rassemblant des experts, des universitaires, des représentants d’organisations de la société civile et des acteurs de justice transitionnelle venus de plusieurs régions du monde.
Organisé sous les auspices de partenaires internationaux et de structures nationales engagées dans la promotion des droits humains, cet événement d’envergure visait à favoriser les échanges sur les pratiques, les défis et les perspectives liés à la construction d’une mémoire collective inclusive après des périodes de violences et de conflits. La conférence s’est tenue dans l’un des centres culturels majeurs de la ville, attirant une participation diversifiée.
Objectifs et enjeux de la conférence
La conférence avait pour objectifs principaux de :
- Explorer les liens entre vérité, mémoire et réconciliation, en mettant l’accent sur les expériences africaines et internationales.
- Partager des bonnes pratiques issues des commissions vérité, des programmes de mémoire et des initiatives communautaires.
- Renforcer les capacités des acteurs congolais en matière de documentation des violations des droits humains et de préservation de la mémoire des victimes.
- Promouvoir un dialogue inclusif pour que les récits historiques contribuent à la cohésion sociale plutôt qu’à l’exacerbation des tensions.
Participants et intervenants
L’événement a réuni des délégués de diverses institutions :
des membres de commissions vérité, des chercheurs spécialisés en sciences sociales et en histoire, des représentants d’ONG, ainsi que des diplomates. Plusieurs intervenants ont partagé des présentations théoriques et des études de cas concrets, notamment autour de processus de vérité menés dans différents pays d’Afrique et d’Amérique latine.
Points forts des discussions
Les échanges ont porté sur plusieurs thèmes clés :
- La place de la mémoire dans la prévention des conflits futurs ;
- La documentation participative des témoignages des victimes ;
- Les défis de la transmission intergénérationnelle de la mémoire historique ;
- L’art et les récits culturels comme vecteurs de mémoire collective.
Des panels interactifs ont aussi permis aux participants d’aborder des questions de terrain, comme la manière dont les médias peuvent contribuer à la diffusion de témoignages véridiques sans sensationnalisme, ainsi que les enjeux éthiques liés à la mémoire des victimes.
Résultats et perspectives
À l’issue de la conférence, les organisateurs ont souligné la nécessité de traduire les discussions en actions concrètes, notamment par :
- la mise en place de plateformes de documentation numérique ;
- la promotion de programmes éducatifs intégrant les questions de mémoire et de vérité dans les curricula scolaires ;
- l’appui à des initiatives communautaires locales qui favorisent le dialogue et la réconciliation.
Les participants ont également appelé à une coopération régionale renforcée pour soutenir les efforts des pays voisins faisant face à des défis similaires.
Conclusion
La conférence internationale « Vérité et Mémoire » à Kinshasa a constitué un espace essentiel de réflexion et de partage autour de l’importance de préserver la mémoire des événements passés pour construire un avenir pacifique. En rassemblant divers acteurs autour de ces enjeux cruciaux, l’événement a contribué à enrichir les pratiques et à renforcer les réseaux engagés dans la promotion de la justice transitionnelle et des droits humains en République démocratique du Congo et au-delà.
